« Au Sud » Paroles et musique Da Silva

Dis-moi mon ami

Pourquoi la vie n’a pas le même prix

Sur l’hémisphère sud que sur l’hémisphère nord

 

Les hommes meurent sans hommage et sans fleurs

De l’autre côté de l’équateur

 

Les femmes pleurent les enfants pleurent

Les hommes ont le regard opaque

Et leurs yeux sont brûlés de douleur

 

Dis-moi mon ami que s’est-il passé

Pour que les peuples du nord

Laissent leurs frères au sud

Crever dans l’indifférence

Que mange-t-on dans le nord

Pour avoir le naufrage de vivre dans l’aisance

Au dessus de la misère

 

Il me semble que la mort est moins funeste

Quand elle est reconnue

Et que l’horreur est moins horrible

Quand on ne la justifie plus par la fatalité

Carte facile à abattre en société

19 commentaires

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Daniela LOPONTErépondre
16 mai 2020 à 21 h 25 min

Dessins magnifiques et criants de douleurs .Paroles en coups de poings.Musique aux notes dépaysantes reflétant ce sud..Merci Manu c’est bouleversant

Audreyrépondre
16 mai 2020 à 22 h 36 min

Bah voilà j’ai la 😢
Me remémore des scènes racontées, vécues par des personnes proches…
Merci d’avoir des pensées pour ces êtres humains

Antonellaflenghirépondre
16 mai 2020 à 23 h 13 min

émotion pure saisissant de vérité et hurlant de douleur beau moment

Emmerépondre
17 mai 2020 à 10 h 07 min

J’en ai des frissons ! Merci Manu !

Séverine Gilberterépondre
17 mai 2020 à 10 h 44 min

Très poignant de vérité… merci de nous le rappeler

Annick Bonorépondre
17 mai 2020 à 10 h 59 min

Malheureusement ce n’est pas une question d’hémisphères. Le voisin trois étage plus bas souffre, la femme pleure dans le quartier et l’enfant subit sans mots dire dans la ville où je vis. Certains galèrent sans la moindre attention, d’autres meurent dans l’indifférence, leurs cendres sont déposées au jardin des souvenirs mais personne ne se souviendra. La misère est là, juste là.
Au sud, le labeur est pesant, le peu de moyen est criant, les conditions sanitaires sont difficiles et l’accès à l’éducation est variable. Mais des sourires et des danses font éclater et briller le moment présent.
Aucune frontière pour la misère et l’indifférence et il n’y en a pas non plus pour le bonheur.

Emmanuel Da Silvarépondre
23 mai 2020 à 1 h 26 min
– En réponse à : Annick Bono

je parlais juste du fait que la mort d un homme au sud n est pas aussi considerée que celle d un homme au nord

yasmina KASMI BAKKALIrépondre
17 mai 2020 à 11 h 00 min

J’adore ! J’aime bien ce jeu de voix, ton engagement et la musique avec quelques accents orientaux. Merci !

Nathalie Carronrépondre
17 mai 2020 à 11 h 30 min

Tellement d’accord avec toi Annick. L’autre côté de l’Equateur est parfois à moins d’un quart d’heure. Nord et sud peuvent même partager le même pallier.
Merci Manu pour tout ça. Merci de me piquer dans mes indifférences et de nous garder sensibles.

Isabel Brancorépondre
17 mai 2020 à 12 h 09 min

Ces portraits ont des regards si intenses, fiévreux… Chanson percutante

Stéphanerépondre
17 mai 2020 à 15 h 00 min

Eh ben ! Ca prend aux tripes… Et ca donne à réfléchir…

Amparorépondre
17 mai 2020 à 17 h 22 min

C’est puissant, aussi bien en couleurs qu’en chanson et la voix monte ,comme l’ émotion …merci !

Amparorépondre
17 mai 2020 à 20 h 22 min

Je rajoute ,sublime à la guitare ,qui fait voyager !J’adoreeee

Sandra Ciodinirépondre
17 mai 2020 à 21 h 02 min

Bouleversant. La musique, les paroles, les dessins. Bravo et merci pour tous ces laissés pour compte.

Élodierépondre
17 mai 2020 à 21 h 04 min

Bouleversant

Antonella Salamone Iglesiasrépondre
18 mai 2020 à 21 h 47 min

Aux couleurs, aux visages, se mêlent douleur et gravité avec puissance. La musique m’emporte et le tout me bouleverse.

Sophie Oberlirépondre
19 mai 2020 à 6 h 20 min

Gorge nouée, uppercut.

audrey demeesterrépondre
26 mai 2020 à 22 h 49 min

Superbe

Michèlerépondre
5 septembre 2020 à 19 h 46 min

Emouvant et bouleversant … la musique et les images sur ce texte. Merci !

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