693 poèmes

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Nellarépondre
25 janvier 2022 à 15 h 48 min

Journal d’une femme hybride lepidoptera
Je ne sais jamais ce que je vais écrire, la plupart du temps je plonge, sans prendre la peine de vérifier,
si j’ai une ou deux bouteilles d’oxygène. J’aime rester un certain moment en apnée, je ne ressens pas ce besoin pressant,
de regagner la surface. J’abandonne le monde, la vie me retrouve elle me recrache, moi et ma peine insatiable, de vouloir, brûler les mots.
Je console ma chair éprouvée, calcinée, sur le bûcher, pour avoir osé aimer. Je revendique, encore aujourd’hui
ce droit celui d’avoir épousé, la fièvre. Pour ne pas avoir condamné, la forêt de mes cheveux fous amoureux, du désordre.
Touchés par la grâce, de ces pluies diluviennes. Celles qui prophétisent sur les lèvres, insoumises.
J’ai arraché ce ciel endolori pendu, à mes œillères meurtries. Je voulais lire sans m’arrêter la beauté sans armure.
Mon cœur oui a fait de la résistance, ses pétales de velours cueillis par le secret, se sont donnés la main.
Le jour a relevé la tête s’est renversé, de son plein gré, dans le bustier de ma sainte famine.
Celle de désirer plus que tout, de mordre la désobéissance. Un champ de violettes a enseveli, les cicatrices enfantines,
de ce mal de vivre. Un petit angelot, que je berçais de tout mon amour chaque soir, mais qui n’a jamais su résister,
à cette obsession, de grimper sur le toit. Pour contempler de plus près, ces géantes bleues que l’on porte, en écharpe autour du cou.
Nella

Nellarépondre
25 janvier 2022 à 15 h 31 min

J’ai rempli ma bouche,
d’un microcosme poétique.
Celui de notre folie d’antan,
qui dormait les bras nus.
Les bégaiements insatiables,
de nos cils amoureux.
Nos langues échevelées
et nos visages lisses,
de toutes rides meurtrières.
Qui dansaient de s’aimer,
pieds nus sous la pluie.
Sans craindre,
de faire rougir,
la terre.
Nella

Nellarépondre
25 janvier 2022 à 15 h 26 min

La pluie c’est cette noblesse,
cet instant impossible à nier.
Où l’essentiel recouvre la vue,
où mille équations en une,
se résolvent à même la peau.
Elle est délicate charnelle,
sensuelle elle ajuste le moment,
pour que l’extase coïncide,
En toutes lettres avec le présent.
Être là ici et nulle part ailleurs,
enracinée à la terre.
Tout au milieu du coeur.
Nella

Marianne Fluhmannrépondre
22 janvier 2022 à 11 h 54 min

On avait dit, quand on sera vieux
On marchera courbé sur une canne,
Et on riait, on riait.
On le mimait aussi.
Si heureux quand même
On imaginait cette vieillesse ensemble.
Où sont passés tous nos rêves,
Que deviennent toutes les belles choses?
Quel doux mais utopique souvenir.
Maintenant je suis seule, je souris,
Mon cœur saigne.

Nellarépondre
13 janvier 2022 à 10 h 38 min

J’ai changé de pays.
J’ai pris le premier bateau,
pour quitter cette reine.
L’angoisse la Napoli de mon coeur.
Qui me rêve nuit et jour,
entre ses filets de cuivre et d’opale.
Dans le lac gelé de mes incertitudes,
maîtresses rebelles.
D’anciens miradors,
guettent mon évasion.
C’est dans le trou noir,
de mes veines.
Que je creuse et habite,
ma propre galaxie.
Nella

Nellarépondre
11 janvier 2022 à 11 h 04 min

Toi et moi,
on se ressemble tellement.
Car nous avons tous deux,
les mains et le coeur moites.
Lorsque nous sommes happés,
par la beauté du vivant.
Notre sang est tâché d’étoiles.
c’est l’écume de l’intranquillité,
qui exauce nos veines.
Nella

Nellarépondre
11 janvier 2022 à 11 h 01 min

Ma tête est une écorchée vive,
mais silencieuse.
Elle supporte le vide,
renie la peur de croire,
en l’apoplexie d’un ciel.
Moi je suis une femme,
qui aime vernir,
de mauve et de blanc cassé.
Ce vertige qui fleurit,
au bout de mes pieds.
Je n’aime pas porter de virgules,
en guise de boucles d’oreilles.
J’aime aimer sous l’eau,
de toute ma nudité.
J’aime déchiffrer le monde,
les seins libres,
mais les mains pleines.
Nella

Nellarépondre
11 janvier 2022 à 10 h 57 min

M

Marianne Fluhmannrépondre
10 janvier 2022 à 17 h 05 min

Elle est arrivée, silencieuse,
Etouffe les sons
Mais trahit le rodeur nocturne.

Nellarépondre
6 janvier 2022 à 10 h 47 min

fin du journal
Mais cela ne suffit pas à m’arrêter, alors j’enfonce chaque battement, de mon cœur dans ces notes troubles,
auxquelles je vole un sursis. Chaque mot est tatoué de mon écho, je m’invente crépuscule.
Je sens que je n’ai plus pied à mesure, que l’encre épaissit que mes veines arrachent, ce bâillon qui m’étouffe.
Je pèle de tout cet émoi en trop, qui déborde me submerge, je suis totalement nue.
Le mystère a ce teint laiteux, il forme ce halo velouté, dans lequel je me baigne, me console.
J’entends au loin les aboiements sans pitié, de cette réalité, qui tente de me rattraper.
Pour me mordre, me ramener dans le monde, des vivants.
Mais non, je suis libre, oui libre, elle est là et je la vois sourire, de toutes ses dents.
La vie salive d’impatience, mais moi je résiste encore. Car au bout de ma plume,
j’ai ce cri celui de ma deuxième, naissance. De l’amour à offrir en intraveineuse, à quinconque
croise ma route, grâce à elle ma fée, ma plume. Je continuerai de bouleverser d’un je t’aime, universel
tous ceux et toutes celles, qui viendront se réchauffer. Sous ce soleil extravagant, caché sous le bleu de mes ailes.
Nella

Nellarépondre
6 janvier 2022 à 10 h 44 min

Journal d’une femme hybride
Avant que le fil de ma pelote, ne se déroule et que le poème, ne fasse ses premiers pas.
Je le promène longtemps, lové tout contre moi.
Il est encore si petit, si fragile face au reste du monde.
C’est une toute petite goutte d’amour, dans un océan de douleur, bien souvent incomprise.
Sourde mais vive, qui s’écrase contre la vitre à chaque fois, que celle-ci prend son envol.
J’aime prendre dans mes bras toutes les fleurs qui chantent, à mes pieds.
Ramasser une nouvelle saison, mettre pour un moment la vie sur pause et enclencher,
le bouton record pour que l’inattendu, prenne la parole.
Je ne veux rien oublier, chaque détail le moindre mouvement, du pinceau sur l’horizon,
qui tremble face à toute l’immensité, de cette symbiose.
Je n’ai jamais su dessiner alors je me contente, de laisser exploser mon coeur, sur toute la surface du globe.
Je prends feu, mes émotions rugissent, galopent.
Je deviens cet appaloosa sauvage, il n’y a que moi et les cinq éléments.
Se poursuit encore et toujours cette mue.
Assise à mon piano, j’écris, comme si je jouais cette Gymnopédie.
Je conte l’infranchissable, cette galerie des glaces, dans laquelle je cours plus vite que la folie.
Je revois tous ces doigts qui veulent se poser sur mes lèvres, mais non.
Alors je joue plus fort, mon âme hurle, pleure pour ma liberté.
Je ne serais plus jamais la même, alors je continue d’avancer et j’arrive dans cette forêt sombre,
où clignotent toutes ces lumières, tels de puissants aphrodisiaques.

Kathy Rondetrépondre
5 janvier 2022 à 22 h 00 min

Tous les jardiniers savent qu’avec la merde, on fait de l’engrais.
Honneur

Kathy Rondetrépondre
4 janvier 2022 à 9 h 44 min


Je marche devant
Je défriche
– Souvent je me blesse, oui –
Mais au fond, je crois que je m’en fiche

Car je vois grand
Je fraye le chemin
Je voeu que demain
Tu vives dans un jardin merveilleux, mon enfant

Anne-Claire LE BELLECrépondre
25 décembre 2021 à 13 h 47 min

Joyeux Noël Da Silva 🐼 !!!
Kiss

Kathy Rondetrépondre
6 décembre 2021 à 14 h 04 min

Viens, viens donc mon ombre
Je suis prête à t’accueillir

Femme serpent
Je te regarde

Entre, entre donc dans ma lumière
Je suis prête à te sourire

Femme serpent
Je vois ta mue

« A vaillans cuers riens impossible »

Kathy Rondetrépondre
29 novembre 2021 à 13 h 40 min

Excusez-moi, qui êtes-vous?

Je suis Aamaïa
Je viens des étoiles
Comme toi

Kathy Rondetrépondre
26 novembre 2021 à 14 h 14 min

Il va falloir les récupérer
quand ils vont se réveiller.

Bercer

Kathy Rondetrépondre
25 novembre 2021 à 0 h 22 min

Encore et encore cette nuit
Je brûle les mémoires
Mon visage peint
Chevauchant mon dragon
Je crache
Je vais dans le volcan de Gaïa
Encore et encore, en attendant.

Stéphanerépondre
16 novembre 2021 à 22 h 14 min

Automne penché

Ce sont les bruits
De nos mensonges
Qui sombrent dans le crépuscule
Alors que les continents basculent
Sur le bateau sans repos

Même l’invisible s’imagine
Au-delà des tempêtes
De novembre

La mésange attend son heure
Au-dessus des arbres bleus

Eric PECHINOTrépondre
12 novembre 2021 à 9 h 12 min

Faire d’un ailleurs le prochain ici.
Partir.
Consciencieusement, le tamis du temps a séparé les souvenirs. Les mauvais resteront alors que nous serons déjà loin à voyager si léger, les meilleurs au fond de nos bagages.
Partir et perdre en route ce qu’il reste d’habitude, de vanité et de désenchantement. Larguer les peurs, s’écarter de la terre au brouillard de poisseuse mélancolie, pathétique suaire mal étalé sur le cadavre encore chaud de l’innocence.
Partir. Sur la palette de l’horizon s’apprêtent les couleurs fauves du jour naissant. L’aurore glisse son pinceau sur le canevas tendu de ciel et de mer. La grace de l’instant fait se sentir un peu moins soi-même et un peu plus cet autre si souvent désiré. Preuve que l’on peut encore changer, qu’il n’est pas trop tard, alors en avant! Plus la peine de s’en faire. Du mal. De la peine. On s’en est fait. Cette fois, faisons nous la malle, faisons nous du bien. Partir. Là-bas? Plus loin encore? Oui, tu as raison poursuivons. Etirons le tracé de la ligne de notre fuite. En avant, jusqu’au point focal où ton rêve et le mien s’uniront en une réalité bâtie à quatre mains. Allons-y. Trouvons le point d’ancrage. Ici? Là? Hélas, non, point d’ancrage! Inexorable dérive des éternels insatisfaits condamnés à l’errance. Repartir.

Kathy Rondetrépondre
11 novembre 2021 à 10 h 33 min

Flower Power
La dame-d’onze-heures

Nellarépondre
7 novembre 2021 à 15 h 26 min

La banquise s’élargit
Un voyage à Bangkok
Déchirer le billet
Remettre à plus tard
Ces impossibilités
Strangulation muette
De mes imperfections
Achevées au rasoir
Un tajine aux pruneaux
Quel goût cela peut il avoir
Au coin de ta bouche
Quand sonne
Quinze heures
Celui de l’amour oublié
Oublié au soleil
Nella

Nellarépondre
7 novembre 2021 à 15 h 23 min

Une flaque d’incertitudes
Je la regarde et l’apprivoise
Est-ce qu’un réveil à Londres
À la chaleur la noblesse
D’un coeur dépoussiéré
De toute sa neige
Je veux une épaule moite
Qui balance ma peur
Du neuvième étage
Qui sache m’embrasser
Avec pudeur sur la bouche
Là où ma fragilité me trahit
Lorsqu’un nuage rougit
Sur ce secret de chantilly
Nella

Nellarépondre
4 novembre 2021 à 15 h 30 min

Je ne savais pas que le soleil et les étoiles
Se raconter des histoires en cachette
Pour s’amuser à refaire le monde
Lorsque la nuit ferme les yeux du jour
Couds un dernier baiser sur son front
Une nuit d’un silence plus pur que les autres
Je l’ai su car j’ai plongé l’âme toute habillée
Au fond de tes yeux il n’y avait que toi
Échoué sur la terre de mon sein tranquile
Une larme de ce lait d’or et d’argent
Au coin de ta lèvre de poupon de porcelaine
Moi et mon coeur tout tremblant posant
Une main sur la bouche du monde
Pour étouffer le souffle et les discours
De cette nuit bavarde et indiscrète
J’ai lu et relu le plus beau livre au monde
L’amour en petits et gros caractères
À faire danser tous les arbres de la terre
J’ai embarqué pour ce voyage en mer
Et je ne lui ai plus jamais lâché la main
Nella

Nellarépondre
4 novembre 2021 à 15 h 28 min

J’aime oui particulièrement, cette invitation la malice de ma plume.
Je lui cède avec toujours la même, désinvolture celle qui danse , sous mes petits collants noirs .
Eux qui crèvent de se laisser déchirer, telles des victimes innocentes.
Par les crocs de la vie, avides de peaux à désirs, ma bouche ne sait pas ligaturer, ma pensée farouche.
Je ne sais pas donner un baiser, sous sparadrap, à la nudité du monde, véritable promesse.
Qui accouche avec insolence, de cette sagesse, presque inquiétante.
Tant elle transperce, chaque petit centimètre carré, de ma peau qui aime en hiver.
La lune du haut de sa citadelle, natte mes cheveux en arabesques, certaines nuits où mon cœur, est pâle d’insomnies.
Mon âme joue les petites feuilles mortes, d’automne, elle se faufile valse, deux ou trois pas à quatre temps.
Avant de retomber sur le sol, puis littéralement absente, elle fait la morte.
Elle ne répond et laisse le téléphone, sonner trois fois, elle a mal à la gorge une angine redoutable.
À force de devoir répondre, à la douleur d’aller se réfugier, six pieds sous terre.
Certains soirs j’ai l’impression d’être, un de ces cracheurs de feu, qui rallument quelque peu, les étoiles.
Lorsque celles-ci, trinquent pour un dernier verre, avant de s’éteindre.
Je sors de ma poche, quelques sourires, que j’accroche, au portemanteau de mon coeur.
Qui hurle urgent il faut que je décolle…
Nella journal d’une femme hybride lepidoptera

Nellarépondre
4 novembre 2021 à 0 h 25 min

Je suis ce coeur
Ampoule gelé
À la surface
Bouillant au-dedans
Et pourtant presque
À demi mort
Il faut m’égratigner d
Du bout de l’âme
Embrasser
Sans les mains
Ma suie en prière
Jouer de la harpe
Sur mes songes
Aux pétales froissés
De poupée ankylosée
Me maquiller de sel
De myrrhe chaude
Pour espérer me lire
Au petit matin
Nella

Nellarépondre
4 novembre 2021 à 0 h 22 min

Je suis ce coeur
Ampoule gelé
À la surface
Bouillant au-dedans
À demi mort
Il faut m’égratigner
Du bout de l’âme
Embrasser
Sans les mains
M

Nellarépondre
4 novembre 2021 à 0 h 17 min

Il y a ce formulaire vierge en guise de salutations distinguées, je dois cocher célibataire, concubinage ou marié.
C’est étonnant moi plutôt filiforme, je ne rentre dans aucune de ces cases.
Pourquoi ne pas faire figurer sur l’imprimé, de ce quotidien en trompe-l’oeil, cherchant à caricaturer l’indéfinissable.
Ces points noirs incrustés, dans les pores de ces années, que l’on pense être, la destination vers ce paradis blanc.
Qui atrophient la vision du bonheur, l’option CSDF « coeur sans domicile fixe »
Tout de suite vie maritale cela sonne plus glamour, amoureusement, poétiquement parlant.
La tenue de soirée pour le réveillon du 31 décembre.
Alors l’employée de l’administration confuse, m’interroge comment est-ce possible ?
après tant d’années, et avec deux merveilleuses petites comètes.
Je lui répond « pensez-vous madame je suis un losange, c’est bien connu ce qui sort de l’ordinaire,
qui plus est le format a5 ne plaît pas à tout le monde. Le célibat n’est pas une maladie encore moins,
une date limite de péremption.
Mais je veux croire encore que je peux aimer, encore plus d’un milliard de fois, vibrer crier gueuler l’amour.
À arracher la langue du système solaire.
Nella

Nellarépondre
29 octobre 2021 à 9 h 20 min

Le tout premier silence
Beauté fragile indomptable
Impatiente je bois le soleil
Cette lanterne chinoise
Me happe bouscule
Mes travers ces pointillés
Elle tricote un verre d’immensité
Dans lequel je me noie
Une ombre sourit
Dans la chair moelleuse
Où mes songes
Prennent le dernier train
Un angle de ma mémoire
Tombe sur les tuiles
De ma maison
Qui lève une dernière fois
Les yeux vers le ciel
L’âme se réveille
Philosophale
Nella

Nellarépondre
28 octobre 2021 à 10 h 37 min

Une feuille de basilic
Explore mes lèvres
Endort mes tempes
Sous l’olivier je supplie
Le marchand de sable
D’assoupir au chant du coq
Mes silences de femme
Il est 4h55 du matin
Mon déshabillé de soie
Et ses éruptions sibyllines
Dans la langue de Dante
Découpent le soleil en miroir
Dessinent sur ma peau
En araméen Noun
Je suis cette folie vierge
Qui ne peut être foulée
Que pieds-nus les yeux bandés
Coeur et mains attachées
Nella

Nellarépondre
28 octobre 2021 à 10 h 33 min

Une pluie éparse
Mêlée de terre et de lumière
Tombe sur la roche calcaire
Le souvenir d’un Hiroshima Mon Amour
Allonge mon ventre de baisers
Les mots confus d’une météorite
Marche pieds-nus ausculte
Sur mon épiderme un amen
Qui sonne la tierce
Nella

Nellarépondre
27 octobre 2021 à 22 h 37 min

Extrait de Liberté Chérie
D’autres âmes passeront
Mais jamais elles n’auront
Ton parfum quand je respirais
Chaque matin lorsque j’ouvrais
Mon coeur en grand transpirant
De vivre d’écrire la beauté du vivant
Ton âme a fouillé la matière entière
De mon âme terre de cimetière
Pour en faire un paradis un agnus dei
D’elle tu as fais une toile chemise de nuit
Pour que en catimini le soir je rêve la vie
Comme une enfant depuis je parle à mes insomnies
Nella

Nellarépondre
27 octobre 2021 à 11 h 20 min

Sarajevo en enfilé sa jupe de crinoline.
Un jaune citron morcelé de tâches de rousseur.
Éclat de rire du monde les nuages pensent
La lune ferme les yeux s’endort petit à petit
Il est 6 h j’ai allumé le monde
Nella

Nellarépondre
27 octobre 2021 à 11 h 19 min

extrait de mon deuxième recueil Liberté Chérie
Les nuits de solitude mon coeur erre en périphérie
Et les larmes se bousculent entre les lignes
Mes écorchures glissent en un goutte-à goutte
Sur l’empreinte originelle de cette herbe mouillée
Où de petits fragments de moi luisent au clair de lune
De mes pensées bariolées qui jouent les endimanchées
Dans leurs robes d’insomnies alors je pense
Je chuchote les mots afin de rendre sourd et muet
Cet écho pour y laisser dormir pour au moins cent ans
La procession de mes états d’âme qui pleurent vêtus
De leurs habits du dimanche
Nella

Nellarépondre
25 octobre 2021 à 10 h 12 min

Je suis une poupée
Qui a embrassé trop de clous
Ma conscience se barricade
D’un trait d’eye-liner
Comme un pierrot fragile
Au sommeil acrobatique
Qui a peur du noir
Je mets de la patafix
Au dos de mes écorchures
Je les accroche
En fuyant dans le trou
D’une souris pirate
Pour les regarder mourir
Et laisser pleurer les murs
De l’appartement
Un beau jour sûrement
À la place un sourire
Écrit au point de croix
Nella Flenghi

Nellarépondre
25 octobre 2021 à 10 h 04 min

la nuit les livres deviennent des confidents
aux cheveux défaits à l’allure négligée
sous les doigts ils laissent traîner
une ou deux aiguilles de pin
pour manifester leur présence
qui deviendra cicatricielle
l’extrasystole d’une émotion
qui se laissera recouvrir
par les feuilles mortes
le givre qui conte l’amour
Ce battement de coeur tremblant
celui qui rend muettes indécises
les étoiles qui photographient
les âmes dans leur sommeil
il joue trois accords de guitare
dans les draps en boule
puis comme le front chaud
d’un enfant venant se blottir
dans la paume de ma main
cette tendre immuabilité
beauté du sacré se reflète
sur la fenêtre de cette page
qui respire noir sur blanc
l’horloge s’arrête baisse la tête
les minutes se recueillent
pendant que je bois
ce vin doux du soir
Nella Flenghi

Stéphanerépondre
24 octobre 2021 à 20 h 23 min

Une nuit dans les étoiles

La poésie se dessine
sur la toile de la nuit.

Personne ne parle
pour ne plus jamais
revoir l’aube.

Une nuit dans les étoiles.

Nellarépondre
22 octobre 2021 à 15 h 26 min

L’enfant de la lune ( le pirate qui vogue à contre-courant) extrait de mon recueil Liberté Chérie
L’oiseau qui pleure la branche d’un arbre,
qui s’éveille, baille au lever du jour.
Tu es tout cela à la fois comme le soleil,
manque à l’azur.
Tu es la saison passée qui se retire,
celle qui renaît à chaque battement,
souffle du printemps.
Ce bonjour tristesse au fond des yeux,
ce bateau ivre heureux.
Tu es et restera ce printemps,
résurrecteur qui a ranimé mon coeur.
Tel un ami tu as planté ta tente,
dans le décor de ma vie à l’infini.
Nella Flenghi

Kathy Rondetrépondre
16 octobre 2021 à 9 h 48 min

Est-ce que toi aussi tu as vu
Cette femme fleurs que je suis deve nue?

Marianne Fluhmannrépondre
14 octobre 2021 à 19 h 05 min

Aujourd’hui je suis allée fleurir les tombes,
de nos parents, de ton fils.
Mon amour, comme je suis heureuse de t’avoir ici, près de moi, bien au chaud,
toi qui a tant souffert du froid.
Et quand mon âme te rejoindra,
nos cendres mélangées se réchaufferont mutuellement, pour l’éternité.

Stéphanerépondre
5 octobre 2021 à 23 h 01 min

Pan

Il faut la nuit
Parfois
Pour mélanger
Les arabesques
De l’âge

Et voilà l’automne
Qui m’échappe du temps
Un instant de l’éternité
Derrière un méandre

L’horloge
La vie
Ici

Tout au bout

Kathy Rondetrépondre
5 octobre 2021 à 17 h 33 min

« Sauvé »
Hallelujah.

Marianne Fluhmannrépondre
2 octobre 2021 à 23 h 57 min

Une certaine mélancolie,
Un picotement retenu par les cils,
Une oppression sous le sternum,
La lassitude parfois,
Souvent quand il fait gris.
Alors je cherche,
N’importe quoi,
Une chose qui m’apporte…
Quoi?
Je ne sais pas.
Alors je retourne me coucher.

Kathy Rondetrépondre
2 octobre 2021 à 12 h 42 min

Le nombre dort

Y a-t- il quelqu’un pour parler de la beauté des mathématiques?
Je n’en peux plus des statistiques et des pourchantages.

Kathy Rondetrépondre
29 septembre 2021 à 10 h 33 min

J’élargis mon centre.

Stéphanerépondre
19 septembre 2021 à 11 h 15 min

Mécanique quantique

Poussière
Sur la pierre
Grise
Il suffit
D’être là
Quelque part
Sans y être
Paradoxe
De l’invariance

Kathy Rondetrépondre
18 septembre 2021 à 19 h 11 min

« J’ai semé les graines que tu m’as données. C’est drôle, elles ne germent pas toutes en même temps et puis elles sont surprenantes, elles ne se ressemblent pas toutes quand elles poussent. Il y en a des moyennes, des petites, des grandes, des énormes, des minuscules.
Tu sais, je ne cueille pas les fleurs. Je m’assois dans mon jardin, je les regarde et hop je suis heureuse. Là j’attends que les nouvelles graines tombent, alors j’en ramasserai et je les emporterai avec moi jusqu’à l’année prochaine pour les semer ailleurs. Peut-être même que j’en donnerai. »

Nellarépondre
16 septembre 2021 à 15 h 21 min

La femme hybride lepidoptera
Mon coeur s’enfonce dans le ciel il devient un village dont je me plais à imaginer les moindres détails, le moindre petit centimètre de décor.
Les maisons ont elles un visage, les collines ont elles des yeux, recouverts d’une saison qui pleure ?
Je distingue des nuages utopistes qui dévorent l’horizon, un ciel argentique qui dans ses bras berce, ses multiples fissures affamées d’un nouveau soleil.
Soudain un été indien chante pour bercer ma solitude, puis le vent se lève pour délicatement nourrir la pulpe de mes doigts.
Les quatre points cardinaux de ces désirs insolites qui sont le royal orchestre , de mes petites lubies, trapézistes, au souffle court.
Alors ma plume face à l’océan, au bleu de mes questions sans réponses, plonge nue elle hésite elle aimerait, écrire oui jusqu’à l’oubli disparaître.
Se laisser couler, recroquevillée en foetus dans les replis, des abysses imparfaites de sa peau de femme hybride.
Je sens cette main qui me saisit, cette terre ferme me ramène , sert ma pensée tout contre sa poitrine.
Je respire le printemps renaît sur ma vie ridée, une végétation en abondance caresse mon appétit de vivre.
Je n’ai plus peur je suis en paix ce bleu méthylène, gonfle mes ailes je déploie mon âme qui chavire, bousculée, de perdre pied.
Je vibre à tire-d’ailes au point de frôler le point de non retour, les restes d’un hiver mort, le parfum d’un solstice d’été, les lamentations d’un vieux chêne
de novembre, les dernières gelées d’un printemps qui recoiffe ses espoirs en bataille, devant le miroir.
Aux couleurs des quatre saisons je tisse, raccommode le vide dressing, de mon âme ce chiffon noctambule, qui parle à voix haute,
les soirs de pleine lune. J’ai pour bougie une étoile qui essuie mes larmes, un miel sur mes lèvres acajou, qui prient tel un petit soldat de bois.
Pour ces petits funambules, ces êtres tournesols, qui croisent ma route, je les aime irrésistiblement, dès le premier regard un peu,
beaucoup, passionnément, à la folie. Peu importe si ma rêverie boulimique, ma folie d’aimer le désordre, me conduit un jour à ne plus rien voir,
à devenir myope. J’avancerais à tâtons en équilibre au bord de mes cinq sens, dans ce labyrinthe j’irais jusqu’à mordre, renifler,
arracher chaque résidus, particules de vie. Pour ne pas cesser d’oublier celle que je suis, pour effacer du tableau noir ces grimaces, qui cognent mes lèvres pour faire d’elles ces incarcérées du mal de vivre. Mon univers déborde d’une fantaisie ballerine à ses heures, qui danse des arabesques des sentiers maladroits, sur lesquels je me promène sans un sou en poche mais avec la précieuse conviction que tout résonne encore…
Nella

Nellarépondre
16 septembre 2021 à 15 h 13 min

Je ne suis pas belle à aimer
Je suis cette terre étrangère
Où il ne fait pas bon mettre les pieds
Mon corps est une colline où se superposent
Le goudron agité encore brûlant d’un hier
Et mes inquiétudes roulées dans le talc
Je ne suis qu’un petit tas de cendres
J’attends que l’on balaye le seuil
De mon âme
Nella

15 septembre 2021 à 22 h 35 min

Quelques secrets brûles en moi
Ton doux regard, m’aspire au fruit défendu
La passion ,reste une véritable vertu.
Cette douceur, ressemble à de la soie.
Malgré ton âme absente, occupée à la confusion
Mon corps de femme vieilli,mes yeux reste ouverts.
Ton parfum m’enivre,jusqu’à cette communion.
Songe,silence, absence
Je suis là belle endormie.
Mon regard se plonge dans ton univers.

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