693 poèmes

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Kathy Rondetrépondre
28 octobre 2020 à 14 h 50 min

René Cassin
Prix Nobel de la Paix
1968.

Nellarépondre
27 octobre 2020 à 16 h 33 min

Le langage des fleurs
suffit à mon bonheur.
Le chant des oiseaux
Résonne tel un écho.
Ce qui fait ton bonheur
Un rêve en couleurs.
Qui comble tes idéaux
Acheter à tout propos.
Te fais rêver à une vie
Où règne en chef l’envie.
Digne d’un conte de fées
Qui n’est pas ma réalité.
C’est l’argent comptant
Pas moi évidemment.
Aimer pour toi a un prix
Moi j’aime juste à la folie.
Me jurer fidélité pour
L’éternité pour toujours.
J’ai abandonné l’idée
Tu parles d’économiser.
Tu n’as que ce fichu mot
A la bouche plus les mots
Pour aimer me faire rêver.
Alors j’écris pour survivre
Ne pas voir mourir vieillir
Ce qu’il subsiste de moi.
Que tu ne me prendras pas
Qui ne sera plus toi et moi.
Nella

Antonellarépondre
27 octobre 2020 à 14 h 05 min

Elle affirme son pas
Planté comme une lame.
Le tremblement du corps
précède l’immobile de l’arc
tendu à se briser.
Flèches d’un regard retenues

Elle cible l’étincelle au loin
Peut-être au fond d’elle-même.
Un pas claque sur l’estrade
Un autre plus vite
Pas à pas, elle gravit le crépitement
Le cœur à fleur de planches

Et son corps devient flamme
Danse l’enfer à l’orée du ciel
Percussion des courbes
Étreinte du regard

Vibration du beau
Flamenco.

Serge Dinerstein

Nellarépondre
27 octobre 2020 à 13 h 30 min

si t’aimer c’est se sacrifier.
Ne plus vivre mais subir.
Aujourd’hui mardi 27 octobre
Tu lacères mon coeur.
De tes erreurs.
Inscris des morsures.
Par tes injures.
Mon coeur refleurit.
Je revis oui.
Tu devrais être heureux.
Pour deux.
Tu ne veux pas de moi.
Cette Nella.
Que je suis vraiment.
Le coeur vibrant.
Qui aime mordre la vie.
A cors et à cri.
J’ai besoin de palpiter.
De brûler.
Je ne suis pas de bois.
Lis en moi.
mais de feu mon dieu.
Ouvre les yeux.
Tu ne m’aimes pas.
Mais t’aime toi.
C’est ton pur reflet.
Que tu as aimé.
Naïvement à travers moi.
Bref émoi.
j’ai le droit de vivre.
Oui sourire.
Vivre avec toi c’est un sursis.
Pas un paradis.
Et mon âme petit à petit.
Dépérit oui.
Mon coeur a fais ses valises.
Et s’enlise.
Un jour fera de l’auto-stop.
Et te diras stop.
Ne t’étonne pas qu’un jour
Il vibre d’amour
Pour un autre que toi ma foi.
Maxi mea culpa.
Où perdra t’il l’espoir de croire
A une belle histoire.
Chéri il est midi c’est fini.
Je suis partie
Mon amour pour toi
Cette fois
A préféré fuir à jamais
sans se retourner
Tu m’en as trop fait
J’ai trop pleuré
Nella

27 octobre 2020 à 6 h 17 min

Reflets du jour
Je suis amour
Journée automnale
Piment du jour
Rien de plus banal
Comment te dire
Je suis ta rose
Je ne suis pas un vampire
J’aime prendre la pause
Je fais ton bonheur
Avec ma robe rouge
Je suis lueur
Toi,être aimé, bouge…
L.P

Stéphanerépondre
26 octobre 2020 à 23 h 24 min

Les yeux du soir

Je reconnais l’étoile
Je vois le soir
Ultime tourbillon du solstice
Évidemment

Derrière l’élan d’une nuit
Brille ton visage
Comme en plein jour

La nuit ne cesse de tomber
La nuit le monde est enchanté
Tes yeux sont verts
Inconsciemment

Kathy Rondetrépondre
26 octobre 2020 à 22 h 12 min

T’ai-je dit
mon amour
que j’aime
les épices
?

Cardamome

Moniquerépondre
26 octobre 2020 à 17 h 53 min

Pas toi

Ce soir mon ciel est vide
Mon rêve est sordide
Une fois de plus je dormirai sans toi
Je souffre et pas toi
Je saigne et pas toi

Ce soir j’ai la rage au coeur
J’ai la rage au corps
Ton silence froid
Ton silence narquois
Moi, le Portrait pourpre de Klimt
Réduite au cri assourdissant de Munch

Ce soir j’ai envie de cogner
J’ai envie de griffer
L’obscur objet de ton désir
Vomit l’errance de ton indifférence
Maudit ton désespoir toxique, frénétique

Ton ange brûle, se consume dans ton désert
Ton ange a bu jusqu’à la lie
Les gorgées de ta peine pathétique, chimérique
Je n’ai été qu’une proie pour toi
Ma pureté, tu l’as convoitée pour mieux la bafouer
Mais je ne veux plus danser dans ton enfer

Toi, mon mâle incurable, méprisable
Tu m’as éventrée, bousillée, fracassée
Mais je suis Phénix, l’oiseau de feu
Je volerai bientôt vers d’autres cieux

Car mon destin est d’aimer
Aimer encore et encore
Aimer sans jamais désespérer
Aimer et tout donner
Et me donner

Kathy Rondetrépondre
26 octobre 2020 à 10 h 44 min

Mon Amie
tu accouches avec un masque
et sans ton mari
je pense à vous trois,
je pense à toi.

Stéphanerépondre
25 octobre 2020 à 21 h 54 min

L’été d’avant

Tant que le rouge est bleu
L’écho tremblant trace l’impossible
Innocence sur l’aube du ponant

Tant que le jaune est rouge
L’étang coupe la pluie en deux
A travers le prisme de l’après
Et la vie audacieuse existe dans la plus
Grande improbabilité

A quoi bon chercher
Ce quelque part où le temps
Demeure une énigme
Car il n’y a que la vérité dévastée
Qui illumine l’adversité impérissable
Tant que le bleu est jaune

Marianne Fluhmannrépondre
25 octobre 2020 à 20 h 35 min

Et soudain j’ai sombré.
Au fond de la carrière,
De grosses machines
Menacent de m’écraser,
Essaient de me broyer.
Je veux remonter,
Je glisse
Je retombe
J’ai mal.
En fait, j’ai peur d’y parvenir,
De devoir tout affronter.

Nellarépondre
25 octobre 2020 à 13 h 06 min

A l’encre de mes maux
Ma plume s’est soudainement figée
Mon intime désir de vouloir inscrire
Conter la douce et tendre félicité
M’a quitter un matin sans prévenir
Les mots fanés ne coulent ne tintent
Plus dans le creux de ma poitrine
La passion s’est cruellement éteinte
D’un monotone et fade lèche vitrine
Se nourrira mon âme de la prosodie
De ces célestes si il m’était conté
Gravés à l’encre d’or éternelle élégie
De ceux qui font chanter et rimer
Le merveilleux d’une rare fulgurance
Dénudant peu à peu au fil des pages
Le secret de l’intime quintessence
Celle que même en vain les sages
Ne pourraient et ne sauraient démêler
A quoi bon gribouiller oser afficher
Sur le papier le pur secret inavoué
Maculé d’un soupçon de médiocrité
Faire de la foutue poésie de comptoir
Chanter de la fichue prose de trottoir
Dessiner des songes à l’allure illusoire
Tatouer l’empreinte de vers dérisoires.
Un ramassis de pures conneries….
Une cacophonie de folles âneries…
Une pathétique et amère bouffonnerie…
Une hérésie pour dame poésie…
Nait on poète en vain je ne saurais
Dire aux esthètes du pur phrasé
Aux architectes de la pure pensée
Je laisse le talent à jamais inégalé
Ma plume s’en est allée décidée
A tout prix sans vouloir se retourner
Un jour d’automne pour cesser
Ces litanies à préféré chiffonner
Ce qu’il restait de ses fragments
De purs sentiments florissants
D’irréductibles et pieux tourments
De ce cri à coeur ouvert lancinant
Qu’il vaut mieux taire savoir garder
Au coin des lèvres être poète c’est
Faire naître sans avoir à gommé
La rêverie d’un coup de crayon
La beauté ou l’idyllique illusion
D’une absolue beauté sans nom
Sans nul doute avoir le don d’élever
Les esprits sur de folles hauteurs
Savoir faire rêver haut les coeurs
Se transformer en un souffleur
De mots et non en un arnacoeur
De poudre aux yeux sans saveur
Nella

A l’encre de t’aimer
Je voudrais fuir si loin de toi
Pour que ces fragments de toi
Qui m’enlacent me dépassent
S’estompent pour que s’efface
L’empreinte fébrile et non docile
De cet amour à l’accent si fragile
Pour ne plus aimer cette idylle
Passagère à la saveur indélébile
Qui tatoue mes rêves
A l’encre de tes lèvres
Nella

Nellarépondre
25 octobre 2020 à 12 h 02 min

Symbole de féminité par excellence.
Pur modèle de prestance et d’élégance.
Véritable arme de guerre destructrice.
Portant le doux nom de rouge impératrice.
Oeuvrant en maître dans l’art de la séduction.
Ayant pour unique et irrévocable mission.
D’hypnotiser de son subtile et fatal poison.
Nommé passion les coeurs en perdition.
Tenue de soirée délicieusement effrontée.
Dévoilant des désirs illicites insoupçonnés.
Emblème sacré du fantasme vivant incarné.
Habille le désir d’un parfum nommé plaisir.
Chuchote de chastes confessions en délire.
Tatouage éphémère d’un amour indompté.
Facétieuse empreinte d’un amour masqué.
Parfume les baisers d’un atome de frisson.
Pour un baiser à la saveur pourpre émotion.
D’un nuage et pur zeste d’incandescence.
Aller simple pour une impérieuse décadence.
Nella

Kathy Rondetrépondre
25 octobre 2020 à 9 h 24 min

Cette jeune fille
comment s’appelait-elle?
Elle aurait juste aimé connaître son prénom.
Un jour, elle crut entendre
Lilian… Lily…
Mais elle n’est pas très sûre
Son imagination est si fertile.

Stéphanerépondre
24 octobre 2020 à 13 h 06 min

Errance

J’ai ouvert ma fenêtre
et dans le ciel j’ai dessiné
à l’encre de mes rêves
quelques étoiles
Pour oublier le noir.

Joël Burkhardrépondre
22 octobre 2020 à 21 h 25 min

La tendresse
Le temps dresse
Son ombre
Sur ma vie
Tant et tant
De promesses
Sombres
Utopies
Mensongères

La tendresse
Présente
Hier
Absente
Aujourd’hui
Tant de rêves
Inaboutis
Si peu de trêves
Dans mes détresses

Plus rien ne reste
De nos envies
Obsolètes
Évanouies
Dans quels corps
Ai-je joui
Dans quel décor
Ai-je atterri

Suis-je déjà mort
Ou
Encore en vie
Suis-je déjà mort
Ou
Bien en vie

Kathy Rondetrépondre
22 octobre 2020 à 17 h 11 min

Aujourd’hui, elle a souri,
elle a pleuré aussi.
A jamais
à l’éternité

Séverine Gilberterépondre
22 octobre 2020 à 11 h 25 min

Poême de Lola,
J’ai un chat bleu aux yeux rouge,
il a un noeud papillon assorti, en velours,
il s’appelle Chat-grin
car il a toujours l’air triste !
en réalité c’est un sacré coquin
puisqu’il fait plein de bêtises
Mais moi je l’aime comme il est est,
c’est mon chatounet…

22 octobre 2020 à 8 h 06 min

Il fait gris aujourd’hui,
pas un bruit,
douceur automnale,
rien de plus de banale,
ce n’est plus l’été,
Ce doux soleil réchauffe mon coeur.
Je suis loin des boulevards.
Ses mots ,je les aient absorbé,
comme du papier buvard,
le teint blafard,
sur les chemins de halages,
j’ai envie de prendre le large,
laissé la clé
Usé
où est il le bonheur?
Ce n’est pas simple comme un coup de fil
malhabile,
fragile comme une brindille
fragilisé,par ces histoires de vie,
aide moi
mon ami

L.P

20 octobre 2020 à 23 h 24 min

Tantôt, j’ai les mots
Tantôt, je trouve pas les mots.
Je les trouverais à l’intérieur de toi.
Tantôt, tes sourires,
Tantôt, tes rires,
Tantôt tes éclats de joie,
Tantôt, c’est l’explosion,
Tantôt, je suis dans une autre dimension,
Tantôt, tes yeux, me font redescendre,
Tantôt, il y a plus de méandres,
Tantôt je suis ivre de toi.

Erwan LE TROQUERrépondre
20 octobre 2020 à 16 h 16 min

HERITAGE

Fils d’un Celte terrien, flegmatique et soigneux,
la peau dense et tenace ou tannée par les cieux,
rabotée par une vie sans chimères ni faste :
l’honneur est un parfum qui délie nos essieux.
Fils d’un homme digne et sain donnant à réfléchir
qui n’a jamais cédé à l’instinct de saphir,
valeureux par la force de sa résilience
et armé d’une passion pour la pertinence.
Fils d’une mère courage, rescapée d’un naufrage,
reconstruite et plus forte que tout cataclysme,
vestale aux pieds d’argile, gardienne de nos peurs,
faisant fi des cancans, dénigrant les rumeurs,
une femme optimiste, rebelle et bien sereine,
issue d’une Algérie douce-amère et lointaine.
Sous le tapis, des traces de velours byzantin,
des pas de Thraces antiques et de blonds vénitiens.
Sous le turban, la mer et le goût évanoui,
au bord de cils sans fards, d’Alexandrie la nuit,
le son des arabesques en mouvance nomade
de Naples à Carthagène en passant par Bagdad.
Les bédouins sont bénis par les Anatoliens
sur un effet de fifre au rythme des cithares.
Écorces d’amandiers qui détournent la tête
aux confins d’un royaume de poussière insulaire.
Par-delà l’outre-mer, le vide essuie les songes
et resurgit dans l’ombre le royaume englouti
des veilleurs de passage.
Suspension de l’ego pour un certain voyage
au détour de ses gemmes.
Révélations de laine.

Erwan LE TROQUERrépondre
20 octobre 2020 à 2 h 58 min

ADN

Je suis un Français sédentaire issu de la Terre du Milieu
Délaissé tel un chat de gouttière par un gouvernement mafieux
Je suis une Berbère de l’asphalte d’une hardiesse inégalable
Et même si je porte le hijab, je milite pour les droits des femmes
Je n’ai vraiment rien d’un mouton, je suis libre comme un lance-flammes
Et lorsque tu comptes les biffetons, moi la nuit, je compte les étoiles.
Je suis une exilée syrienne sortie tout droit d’un mauvais rêve
Pas l’ombre d’une empathie saine à mon égard ne se révèle
Je suis un noble voyageur errant de Montpel‘ à Bagneux
Buveur de rhums et de liqueurs à bords de bahuts périlleux
Je suis un Malgache de Plymouth, un artiste de la pelleteuse
Là où je passe, rien ne repousse, de Gibraltar à Villetaneuse
Je suis une métisse de Gwada, plus française que moi, il n’y a pas
Alors peux-tu me dire pourquoi tu ne me parles que de papayes?
Tu t’imagines sûrement que je change les draps dans un hôpital
Mais je travaille dans un tribunal comme avocate en droit pénal

Non, pas la peine, pas la peine d’insuffler la haine
Déjà tellement de problèmes…
Non, pas la peine, pas la peine d’insuffler la haine
Mélangeons nos ADN

Je suis un digne gilet jaune avec du bleu sur les arcades
Des larmes perlent sur mes joues à cause de ce gaz lacrymal
Mais ni les coups ni les insultes ne feront jamais autant de mal
Que l’indifférence absolue d’un chef d’Etat paranormal
Face aux sans-dents qui crèvent la dalle alors qu’ils bossent comme des malades
Devenus des sans-yeux, des sans-mains, maltraités comme dans les EPHADS
J’étais venu pour protester je suis un travailleur précaire
Ils ont marché sur mon gilet comme sur mon statut de prolétaire
Je suis un flic en dépression et j’en ai bien gros sur le cœur
Je ne reconnais plus ma mission, j’ai perdu mon sens de l‘honneur
Frapper, gazer, nasser, tuer… et toutes ces heures supplémentaires…
J’en fais des cauchemars tous les soirs et j’ai le devoir de me taire
J’ai des collègues à bout qui craquent et qui commettent des sévices
sur des manifestants ou qui se suicident avec leur arme de service
Le boss nous a bien dit surtout ne soyez pas avares en balles
Du coup, je pense que demain que je vais plutôt aller me faire porter pâle

Non, pas la peine, pas la peine d’insuffler la haine
Déjà tellement de problèmes…
Non, pas la peine, pas la peine d’insuffler la haine
Mélangeons nos ADN

Je suis un Français confiné, allongé sur mon canapé
Quel est le programme in fine ? C’est mes rêves qu’ils ont kidnappés
Je suis un prof d’Histoire de l’Art, on ne m’achète pas en dollars
Les rebelles se réveillent trop tard, cela n’est pas un canular
On a mis l’audace au placard et l’on a perdu la mémoire
De ces jours qui ont fait la gloire d’un peuple digne et méritoire
Derrière le masque il y a les actes et le paiement c’est sans contact
Après la guerre il faut qu’on parle mais pour l’instant remets ton talc
Sur ta figure d’opacité le vrai n’a plus droit de citée
Quant aux mendiantes excitées, elles ont le don de cécité
Rime ta vie pour mieux la vivre et déshabille la chrysalide
Quand je te chantais c’est la crise, tu te cachais derrière ton hymne
à la démence ou à la joie… Certains jours, on n’a pas le choix
de bien verrouiller les mâchoires ou de mieux tenir le crachoir
Et tu cliques à tout va pour exprimer ton faux soutien
Mais tu kiffes le pouvoir puisque tu restes avec les tiens
Au lieu d’aller marcher, faire la grève ou écrire un livre
Comme le papier mâché, tu gonfles et retiens ta salive

Erwan LE TROQUERrépondre
20 octobre 2020 à 2 h 54 min

Drôle de vie ( https://www.youtube.com/channel/UCpU6veOaPxHRdbNjNpILG8g )

Je n’ai jamais les mêmes vestiaires.
  Les gens m’appellent « intérimaire ».
Et d’usine en usine, j’erre
Sans jamais quitter mes œillères.
Je travaille pour les hommes d’affaires
Et leurs faux sourires débonnaires.
Et sur un rythme militaire,
Je répète souvent le même air.

C’est dur et peu serein, la vie d’intérimaire.
Tu cours et tu vacilles entre la crise de nerfs et l’ulcère.
C’est dur et peu serein, la vie d’intérimaire.
« Travailler vous libère » ? Vous n’allez pas nous la faire.

Là j’ai perdu tous mes repères parfois même je marche à l’envers
à cause du décalage horaire ou d’une carence alimentaire
Je me suis esquinté les lombaires mais j’veux pas finir grabataire
Toujours debout pas comme Molière jamais je ne ferme une paupière
Tous les jours je mords la poussière dans une situation précaire
Ils veulent enfler leur chiffre d’affaire Et nous laissent les miettes
qui traînent par terre

C’est dur et peu serein, la vie d’intérimaire.
Tu cours et tu vacilles entre la crise de nerfs et l’ulcère.
C’est dur et peu serein, la vie d’intérimaire.
« Travailler vous libère » ? Vous n’allez pas nous la faire.

Des fois je rêve et j’en suis fier de farniente et de bord de mer
Partir une semaine en croisière avec ma femme intérimaire
Et si je deviens trop amer c ‘est que ma vie n’a rien d’extraordinaire
Je respire des gaz délétères qui peuvent me boucher les artères
Un beau jour j’éteins la lumière je me rendors et je récupère
Je dis bye bye aux hommes d’affaires et à mes compagnons de galère
Puis j’hésite entre un revolver une cagoule ou un dictionnaire
et les yeux pleins de jolis vers je me redresse et vocifère

C’est dur et peu serein, la vie d’intérimaire.
Tu cours et tu vacilles entre la crise de nerfs et l’ulcère.
C’est dur et peu serein, la vie d’intérimaire.
« Travailler vous libère » ? Vous n’allez pas nous la faire.

Erwan LE TROQUERrépondre
20 octobre 2020 à 2 h 50 min

Comme un lézard en Bretagne

La passiflore à l’usine
Le poivre et la mandarine
Frêles souris sur le ring
Et tu construis leurs buildings
Une sinistrose en bassine
La vie en peau de résine
Le Yang a chassé le Ying
Pour une soirée shopping

Comme un piano sur la plage
Comme un corbeau dans une cage
Un cactus à la montagne
Comme un bus à la campagne
Comme un radeau de jardin
Comme un avion sous-marin
Un nénuphar au champagne
Comme un lézard en Bretagne

La brise embrasse le col
Des fils de Mars et d’Eole
Et la langueur de l’alcool
Nous retient par les épaules
La nuit se recroqueville
Au son de l’eau des théières
Les années : des banderilles
Si le bonheur c’était hier

Comme un piano sur la plage
Comme un corbeau dans une cage
Un cactus à la montagne
Comme un bus à la campagne
Comme un radeau de jardin
Comme un avion sous-marin
Un nénuphar au champagne
Comme un lézard en Bretagne

Erwan LE TROQUERrépondre
20 octobre 2020 à 2 h 49 min

Cambrioleurs

La nuit les couve avec douceur.
C’est l’amie des cambrioleurs. 
La barre à mine en guise de plume,
Ils esquissent un poème qui fume.
Quand la grand-mère dort à l’étage,
C’est l’heure du doux cambriolage.
Dans la serrure docile, ça gratte…
La porte est soumise aux pirates.
Les sacs de sport ont fière allure.
Il va falloir frôler les murs.
Dans la pénombre, on palpe et tâte
A l’affût des frissons de lattes.
Lentement les bijoux s’entassent.
On évite de laisser des traces.

Une fenêtre entrouverte,
Une clé dans un pot d’fleurs…
Cambrioleurs…
Un départ en vacances,
Une pince Monseigneur…
Cambrioleurs…

Ils sont entrés par le balcon
Et s’envoleront par l’ascenseur.
Ils sont passés par le salon
Et ce sont de sacrés farceurs.
Quand ils ont vu Arsène Lupin,
Ils l’ont enterré dans l’jardin.
Nostalgiques des chasses aux trésors,
Ils adorent toutes les montres en or.
Sans scrupules, ils remplissent les sacs
Et redoutent les planchers qui craquent.
Oui, mais parfois, ils se déchargent
Pour passer dans l’trou du grillage.
Et si les remords se dévoilent,
C’est qu’il est temps de mettre les voiles.

Une fenêtre entrouverte,
Une clé dans un pot d’fleurs…
Cambrioleurs…
Un départ en vacances,
Une pince Monseigneur…
Cambrioleurs…

En fait, les vrais cambrioleurs
Ne sont pas ceux qui vous font peur.
L’attaché case des décideurs
Contribue à tous vos malheurs.
Ton découvert et tes erreurs
Font la joie des spéculateurs.
Bien qu’ils happent la caisse sans heurts,
La police relâche souvent ces voleurs.

Ils ont pris tes meubles et tu pleures…
Cambrioleurs à toutes les heures…
Et les policiers, sans saveur,
Protègent les vrais cambrioleurs.

Erwan LE TROQUERrépondre
20 octobre 2020 à 2 h 48 min

Dans ma forêt

Respirer la nuit de juillet sans alibi,
Soulager son appétit pour une envie d’errance.
Etouffer les cris de la ville endolorie
Sous un envol épanoui vers une forêt dense.
Effeuiller les silences omis par envie
De ressembler à ceux qui restent ancrés dans la danse.
Ecouter l’évidence soumise à l’ennui
Qui nous trotte dans l’esprit depuis l’enfance.

Mais laissez-moi dans ma forêt ! De vous, je veux me délivrer.
Mais laissez-moi dans ma forêt ! Loin de vos actualités.
Mais laissez-moi dans ma forêt ! De l’herbe saine, je foulerai.
Ma dulcinée, je t’apprendrai comment l’on s’aime dans ma forêt.

Refuser les contrefaçons des élites
Qui nous bercent d’illusions pour mieux nous dominer.
Consommer l’air de la nuit sans interdits,
Sublimer l’animal en moi, loin de vos quolibets.
S’allonger dans les fougères, humides à souhait,
Délivrer la rivière de son doux lit glacé.
Ecouter le vent dégouliner de douceur
Et retenir un instant la raison de nos peurs.

Mais laissez-moi dans ma forêt ! De vous, je veux me délivrer.
Mais laissez-moi dans ma forêt ! Loin de vos actualités.
Mais laissez-moi dans ma forêt ! De l’herbe saine, je foulerai.
Ma dulcinée, je t’apprendrai comment l’on s’aime dans ma forêt.

Erwan LE TROQUERrépondre
20 octobre 2020 à 2 h 46 min

Avec ta bouche, tu déplaces
Des montagnes d’angoisse
Et des peurs insolentes.
Avec ta bouche tenace,
Tu gagnes bien ta place
Au creux de nos attentes.

Des mots,
Des mots,
Des mots…

Avec ta bouche, tu sèmes de vagues airs d’espoir
Et tu traînes nos peines dans de sales histoires.
Avec ta bouche en cœur, tu jettes nos rancœurs
Au visage des fous que nous sommes, après tout.
Comment va-t-on nous croire,
Nous, les rats de nulle part ?
Etourdis par la rage et le ciel en otage,
Avec vos bouches, on crève de ne pas bien savoir
Accomplir tous nos rêves mais tous nos vieux cauchemars.
Avec la bouche, tu parles… Oh oui, tu parles bien.
Et nos vies se détachent de leur droit chemin.

Des mots,
Des mots,
Des mots…

Avec sa bouche, il efface
Tous ces milliers de traces
Et ces peurs affolantes.
Avec sa bouche, elle masque
Les torts et grimaces
Du temps de leur entente.

Des mots,
Des mots,
Des mots…

Erwan LE TROQUERrépondre
20 octobre 2020 à 2 h 45 min

Andiamo
La brume éclipsait toute apesanteur
La lune lissait nos peurs.
Au creux des dunes, on cherchait de la hauteur
En déliant nos humeurs.
Dis-moi que l’attente a vraiment laissé libre cours à la vie 
Et que désormais le temps est venu pour éprouver nos envies.
Regarde autour de toi : le monde s’adoucit.
Qu’est-ce qu’on sera bien ici…

On y va ! Sur ces voies rayonnantes où l’on a le choix.
Vers ces instants de grâce élégante et de joie.
Vers ces tendres rivages où l’on a le droit.
Il était une fois, on y va, tous les trois.

L’écume a pansé les plaies de mon cœur lourd.
La lune a encensé nos pleurs sourds.
L’amertume, ça vous brûle de l’intérieur.
Mais quelle était notre erreur ?
Dis-moi que maintenant la roue va changer d’avis
Pour que l’on puisse enfin sourire à la vie.

Regarde autour de toi : ce monde s’adoucit.
Qu’est-ce qu’on sera bien, ici…
Regarde autour de moi, regarde autour de lui.
Regarde autour de nous : on est si bien, ici.

On y va ! Sur ces voies rayonnantes où l’on a le choix.
Vers ces instants de grâce élégante et de joie.
On y est ! Sur ce tendre rivage ensoleillé !
On y est ! Tous les trois ! Désormais séchons nos yeux mouillés !

Erwan LE TROQUERrépondre
20 octobre 2020 à 2 h 44 min

 Les gens 
Je n’aime pas les gens qui pavoisent à tout va,
Rutilant d’arrogance et de ternes éclats.
Mes pavois sont en berne et depuis ce temps-là,
Je n’aime pas les gens…
Je n’aime pas quand la boulangère me fixe
Et demande « Avec ça ? » d’un air faussement courtois.
Tout ça pour arracher quelques pièces de plus
Et piquer dans les bourses des clients pantois.
Je n’aime pas les gens des guichets dans les gares
Qui plissent des yeux quand je parle trop bas,
Comme s’ils avaient mal au regard de ma voix.
Pour le prochain départ, je ne partirai pas.

Je préfère la pluie qui souligne les courbes des vieilles maisons.
Je révère la nuit qui recouvre la ville de ses yeux d’enfants.
Je résonne d’envie quand je pense à ces vagues que sème le vent.
Lové dans l’infini, ruisselant de soupirs, je n’aime pas les gens.

Je n’aime pas ces gens dans les files d’attente
Qui poussent et qui pressent et qui pestent sans cesse.
Dans mon cou, je sens leur souffle irrévérent
Qui m’indigne et m’écœure au point de ficher le camp.
Je n’aime pas ces drilles doublés de mystère
Qui font rire la masse pour mieux la faire taire,
Inhibant les prémisses d’un esprit déviant,
Réduisant la révolte à des bouts de chiffon.
Je n’aime pas ces couples qui s’entre-caressent
A la vue des passants ou dans les bus en liesse.
Je n’aime pas ce groupe de cinq étudiants
Qui beugle sans vergogne au rayon des boissons.
S’imaginant ivrognes, ils frétillent, impatients
De fêter le weekend comme des braves gens.
Alors, on se bouscule, on recompte les pièces
Pour finir à la caisse avec une seule bouteille
Qu’on se partagera dans la nuit sur un banc.
Avec une bière tiède, je n’aime pas les gens.

Je préfère la pluie qui souligne les courbes des vieilles maisons.
Je révère la nuit qui recouvre la ville de ses yeux d’enfants.
Je résonne d’envie quand je pense à ces vagues qui sèment le vent.
Lové dans l’infini, ruisselant de soupirs, je n’aime pas les gens.
 
Je n’aime pas quand les policiers me questionnent
Et sans raison valable, arrêtent et contrôlent
Tous ceux qui les troublent ou ne conviennent pas.
Ils vous cherchent des poux dès le moindre faux-pas.
Et ces badauds idiots, tout près du caniveau,
Qui assistent au banal, tel un troupeau de veaux
Dont l’unique préoccupation du moment
Reste de pérorer sur ce qu’ils voient bêtement.
 
Je préfère la pluie qui souligne les courbes des vieilles maisons.
Je révère la nuit qui recouvre la ville de ses yeux d’enfants.
Je résonne d’envie quand je pense à ces vagues qui sèment le vent.
Lové dans l’infini, ruisselant de soupirs, je n’aime pas les gens.

 

 

Erwan LE TROQUERrépondre
20 octobre 2020 à 2 h 40 min

Palindrome

Ce monde fou nous rend malades
Ou est-ce plutôt le contraire ?
En évitant les accolades,
Verrions-nous nos vies à l’envers ?
Comme dans un miroir élancé
ou dans le rétro d’une Berline,
L’ordre des choses est inversé
et la placidité clopine.

Entre un grand verre de gin atone
Et la clameur des grands espaces,
Entre une tranche de Panettone
Et la splendeur d’un carré d’as,
Le choix reste bien prévisible :
On préfère la facilité
Aux efforts les plus inaudibles.
Telle est notre finalité.

Au lieu d’explorer l’existence
Afin de lire entre les lignes
et tenter de trouver du sens,
Nous obéissons aux insignes.
Et si la frontière de l’indigne
Est jonchée d’ignobles déchets,
Dites-moi donc quel est le signe
qu’il nous faut voir dans un cachet ?

Pour échapper à l’ostracisme,
Il faut emprunter les grands axes
Et bien huiler leurs mécanismes.
Sinon, tu vires vite au Xanax.
Un drôle de nom pour un médoc,
Et rien à voir avec le vin !
Ce palindrome est ventriloque
Quand il fait parler l’écrivain
Qui sommeille en chacun de ceux
Qui n’osaient pas ouvrir leur âme
Et gardaient comme des paresseux
Leurs émois pour le macadam.

Ce palindrome est atypique
En raison de ses qualités
Qui pour des raisons bien pratiques
Vous évitent d’être alités.
A moins que vous en abusiez,
(ça fait penser à autre chose…)
Vous aurez bien moins la nausée
Face à ce monde anamorphose.
Ce n’est pas moi qui le dit, mais
Les pontes des laboratoires.
C’est aussi vrai que le 10 mai
est une journée aléatoire.

Ce palindrome est devenu
avec le temps très suranné.
Mais il reste une valeur sûre
Même chez nos amis Javanais.
Rien à voir avec le kayak
Et cette impression d’oppression
Qui te retourne l’estomac
Dans les eaux en ébullition.
A la montagne, on se régale
à la table des vieux chalets.
Par contre, lorsque tu dessales
L’addition s’avère salée.
Quand l’eau s’infiltre sous la jupe,
Oh, mon Dieu, comme cela dérange !
Inutile d’avoir fait « Math sup »
Pour comprendre que ça démange.
De surcroît, l’eau fait des détours,
S’infiltrant jusque sous les manches.
Rien à voir avec le velours
du palindrome en blouse blanche.

Stéphanerépondre
19 octobre 2020 à 23 h 04 min

Les jours tristes

Puisqu’on efface des lendemains
Dans
Le
Néant
Des taches d’encre
Sur le
Dessin
Écarlate
Une larme et
Un cri
Je me demande
Pourquoi
Un homme
Je t’écris L.I.B.E.R.T.É
À tous ces rêves que l’on tue
J’attends les anges
Comme toi
Continuer
À lutter
Contre l’ignorance

Marianne Fluhmannrépondre
19 octobre 2020 à 19 h 24 min

Au printemps,
Revêtu de tendres jeunes feuilles
Tu m’as subjugué.
En été,
Ton ombre généreuse
M’a si souvent protégé.
En automne,
Tes nuances de jaune, rouge, brun
M’ont toujours fasciné.
En hiver,
Tes branches nues
M’ont offert d’autres vues.
Je t’aime mon foyard

Moniquerépondre
19 octobre 2020 à 17 h 08 min

Anna Akhmatova

Te souviens-tu Amour de notre voyage à Saint-Pétersbourg?
Te souviens-tu du musée russe
De ce portrait d’Anna, si belle, si rebelle dans sa robe bleue de Prusse?
Son coeur insoumis, qui donc l’a dompté?
Qui donc a saisi l’insaisissable beauté?

Face à la Reine de la Neva, j’ose implorer, j’ose supplier:
Que jamais nos liens ne s’érodent
Que jamais ils ne se distordent
Que jamais, non jamais, ne sonne l’heure de la discorde
Fasse que notre flamme soit éternelle
Que notre pudeur cède au charnel, au sensuel

Résolue à ne vivre que l’absolu
A n’être en phase qu’avec l’extase
Me suivras-tu dans cette folie?
Auras-tu foi en cette audace?

Peu importe, peu importe
Je suis nue, je ne triche plus
Toi, la première pensée de mon jour, la dernière de ma nuit
Ma nuit belle, ma nuit bleue
Ma nuit bleue, ma nuit belle

Kathy Rondetrépondre
19 octobre 2020 à 9 h 26 min

Comptine

Mon âme, mon âme
a bien mal à sa tête
Madame lui fait faire
un bonnet pour sa tête

et des souliers lilas, la, la
et des souliers lilas.

Mon âme, mon âme
a bien mal aux oreilles
Madame lui fait faire
une paire de boucles d’oreilles

un bonnet pour sa tête
et des souliers lilas, la, la
et des souliers lilas.

Mon âme, mon âme
a bien mal à ses yeux
Madame lui fait faire
une paire de lunettes bleues

un bonnet pour sa tête
une paire de boucles d’oreilles
et des souliers lilas, la, la
et des souliers lilas.

Mon âme, mon âme
a bien mal à l’estomac
Madame lui fait faire
une tasse de chocolat

un bonnet pour sa tête
une paire de boucles d’oreille
une paire de lunettes bleues
et des souliers lilas, la, la
et des souliers lilas.

Mon âme, mon âme
a bien mal au sternum
Madame lui fait faire
un grand cri pour qu’elle nomme

un bonnet pour sa tête
une paire de boucles d’oreilles
une paire de lunettes bleues
une tasse de chocolat
et des souliers lilas, la, la
et des souliers lilas.

et des souliers lilas, la, la
et des souliers lilas.

Stéphanerépondre
18 octobre 2020 à 14 h 11 min

Crépuscule

Le crépuscule tombe sur ton été. De ce voyage éphémère, ton regard bleu s’est vidé. Longtemps il y a eu la mer rien que pour toi, longtemps il y a eu le ciel autour de toi. Des jolis secrets que tu as oubliés… petit à petit. Si seulement tu avais le courage de revenir en arrière. Si seulement tu avais gardé ton insouciance. Désormais tu marches vers le crépuscule.

Kathy Rondetrépondre
17 octobre 2020 à 18 h 53 min

j’aime, je déteste, je ris, je pleure
je vis
je parle
je crie
j’écris
que cela plaise ou non
je vis.

Stéphanerépondre
17 octobre 2020 à 15 h 00 min

Carambolage des mots

La poésie n’est que des mots,
Des mots simples.
Un sentiment ou bien un arbre.
C’est tellement facile à écrire une poésie,
Tellement facile.
Il paraît.
J’en rêve beaucoup.
Et chaque matin ma feuille blanche
Reste blanche.
Pourtant chaque nuit dans mes rêves,
Je me souviens de tout.
La poésie n’est que des mots,
Des mots libres qui voyagent.

Kathy Rondetrépondre
17 octobre 2020 à 12 h 32 min

Mon coeur
Il n’est plus l’heure d’être à la douceur
Je n’ai plus peur
Fureur.

Erwan LE TROQUERrépondre
17 octobre 2020 à 0 h 44 min

EN ATTENDANT
Ecoutez-les sourire et danser sur les toits.
Sans doute, je respire le goût de leurs voix.
Laissez-moi ralentir le flot de vos hymnes.
Entrevoir le pire et le feu qui l’anime.
Donnez-moi du courage et des rêves soyeux !
Noyé dans l’engrenage, je chante pour ceux
Qui dessinent le temps au fil de ses méandres.
Et dis-moi : qui aura de la rage à revendre ?

En attendant, que peut-on faire, en attendant ?
A part garder les yeux ouverts et pour longtemps ?

Ecoutez-les gémir, se laisser partir.
Entendez-les grandir mais surtout pour fuir.
Lisez-vous l’avenir en ces doux temps meurtris ?
C’est à vous de le dire et sans jamais faire le tri.
Dessine-moi le cri le plus épouvantable
Pour qu’ils sachent à quel prix c’est insupportable
De nager dans le vide et parler à des murs.
Croyez-vous qu’on enseigne comme on brûle des voitures ?

En attendant, que peut-on faire, en attendant ?
A part garder les yeux ouverts et pour longtemps ?

Erwan LE TROQUERrépondre
17 octobre 2020 à 0 h 41 min

JE CHANTE (en écoute gratuite sur : https://www.youtube.com/watch?v=3A4gW11ChZI&list=PL2rwyBsRUWw5dL1uKwVmh13egUmwBT2p9&index=5 )

Je chante, je chante…
Pour les fous les exclus les raclures et les murs,
Les petits les déçus les pétris de blessures
Et le vent des bannis sans famille et sans vie,
Les trahis, les salis, les sous-fifres et j’écris pour
Les vilains, les manants et les « marche-devant »,
Les mendiants de la mort et tous « les crève-le-vent »,
Les oubliés du monde aux lisières du temps
Et les ventres rouillés par un mauvais printemps.

Et pour ceux que l’on ne voit pas,
Pour ceux que l’on n’entend pas,
Pour ceux qui ne comptent pas, je chante.

Les boiteux, les teigneux, les bossus, les tordus,
Les idiots, les benêts, les ratés, les cinglés,
Les sans-voix, les sans toit, et les sans foi ni loi,
Les têtus, les incultes et les brusques du bulbe,
Les bons à ne rien faire et puis les grabataires,
Les doux octogénaires assoupis dans leur bière,
Les blessés, les rincés,  mal en point, malaimés,
Les contrits malheureux et les introvertis,
Les conscrits mal rasés, mal compris, mal nommés,
Les virés, les trompés, enragés, mélangés,
Les pendus, dans la rue, les battus, les vaincus,
Les ivrognes et leur trogne de peigne-cul.

Et pour ceux que l’on ne voit pas,
Pour ceux que l’on n’entend pas,
Pour ceux qui ne comptent pas, je chante.

Les fuyants, les déviants, les lunaires éphémères,
Blottis dans les soupirs et loin de la lumière,
Les sauvages insoumis, sans patrie, sans pays,
Dans la marge, égarés sur les bords de périph’,
Les clodos, les barjots, les drogués mal-lunés,
Les foireux, les accrocs, les penauds, les vannés.

Et pour ceux que l’on ne voit pas,
Pour ceux que l’on n’entend pas,
Pour ceux qui ne comptent pas, je chante
pour
toi.

Erwan LE TROQUERrépondre
17 octobre 2020 à 0 h 22 min

SAUVAGE (dans la tête d’un Aspie/en écoute gratuite sur https://www.youtube.com/watch?v=A3xuus_vC9w )

Se laisser aller sur un banc,
Près d’un lac ou bien sur la plage.
Marcher la nuit des heures durant,
Jusqu’au jour, compter les étoiles.
Tel un chien sans laisse, un chacal,
Un lion sorti de sa cage.
Traînant la patte au fil du temps,
Je reste un enfant du voyage.

Misanthrope et plutôt bestial,
Je refuse ton entourage
Et déchire tes cartes postales
Car j’apprécie mieux les nuages.
On peut me trouver dans les bois
A décortiquer des mygales.
Ne m’invitez pas dans vos bals
Ou vos ignobles mascarades.

Je suis sauvage… dites-moi si c’est grave ?
Je suis sauvage… drôle de personnage…

Je me sens loup de Blanc-Mesnil
Et j’ai trucidé le psychiatre.
Si l’on me tend la main, je file
Car j’abhorre les coups de théâtre.
Je suis sauvage et je ravale
Ton bel apéro convivial.
Sur ta moquette, je perds mon calme
Et je préfère me faire la malle.

Dans ma tête, on joue au billard
Et je fuis les pots du travail.
J’ai la prestance d’un corbillard :
Un vrai courant d’air en cavale.
J’enjambe la fenêtre et fuis
Ta jolie cohésion sociale.
Sinon, j’ai arraché la page
Et j’ai gribouillé dans ta marge.

Je suis sauvage… dites-moi si c’est grave ?
Je suis sauvage… drôle de personnage…

Erwan LE TROQUERrépondre
17 octobre 2020 à 0 h 15 min

La course… ( en écoute gratuite sur : https://www.youtube.com/watch?v=IqKFPWj8n-M&t=82s )

Autocensures, inepties abyssales.
Aseptiser l’ego des « habits sales ».
On applaudit pour apaiser critiques.
Presse suintant « com » et pensée unique.
Foule inconsciente, élite amnésique,
Web en roue libre et la toile se déchire.
Des balles de long rifle au calibre insipide
Piétinent le vrai pour écorner nos livres.
On nous dicte vies, victoires et rires,
ils t’imposent comment faire pour sourire.
Discours fébrile de l’Education…
Dessine-moi comment l’on égorge un mouton.
Prisons de vide et cellules en crise
Et l’on maintient l’illusion politique.
Perquis’ d’équipes chez les petites frappes
On les prend souvent la main dans le sac.
Ils incarcèrent Pierre, Paul ou Jacques
Mais ce n’est jamais les chefs d’Etats que l’on traque.

Et l’on court, toujours, vers une suite logique,
Un espoir, un discours, toujours!
Une fuite en avant, mais quel aboutissant? C’est fou!
Qui pourrait bien se montrer désobéissant?
C’est nous? C’est vous?
On a laissé nos cris sur les murs de la ville…
Et l’espoir se défile.

Et sur les stades, on imite les singes.
Place à la crasse et mort aux ménages.
Non, plus de famille, on a brûlé ton linge.
La rage est lasse et tout ça, c’est étrange.
Zarma le négoce a redressé la barre!
Pas « tous pour un » mais bien « chacun sa poire »
A coups de surins, certains l’ont fait,
ce trou de vaurien qui sent l’autodafé.
Non, plus de valeurs, les dés sont jetés.
Allez, prouve un peu ton hérédité.
Quand on nous méprise à tel point, tu le sais,
Où tu peux t’la mettre, ton identité ?
Piller l’Afrique s’est banalisé.
Casting d’élites et crimes à l’Elysée.
Armées sur les territoires occupés.
Désormais, tu la fermes : t’es colonisé.
Les extrêmes s’élèvent et s’agitent,
A chaque alerte, on prend la fuite.
La norme ? Maintenant c’est l’angoisse.
La France, tu l’aimes ou tu l’embrasses.

Et l’on court, toujours, vers une suite logique,
Un espoir, un discours, toujours!
Une fuite en avant, mais quel aboutissant? C’est fou!
Qui pourrait bien se montrer désobéissant?
C’est nous? C’est vous?
On a laissé nos cris sur les murs de la ville…
Et l’espoir se défile.

Erwan LE TROQUERrépondre
16 octobre 2020 à 23 h 55 min

TRANCHES DE VIE
(à écouter sur : https://www.youtube.com/watch?v=3UVmWEXZsOI )

Autour de moi, des gens qui meurent, des gens qui pleurent, des gens qui boivent.
A chaque émoi, des gens qui ne veulent pas que la vie les déçoive.
Autour de moi des gens qui aiment bien souvent étancher leur soif
Pour oublier le temps d’un verre… jusqu’au vendredi soir.

Que sommes-nous quand on y pense…Sinon juste de pauvres diables ?
En attendant la récompense, on se contentera de leurs fables.
Ils décrètent un Etat d’Urgence mais à qui donc est-ce profitable ?
On sait bien que dans la balance, on pèse un téléphone portable.

Autour de moi les gens qui rient ou alors qui pointent au chômage.
Autour de moi des gens qui prient ou bien qui jouent un personnage.
Il y a aussi des gens qui râlent ou bien crient car ils sont malades
Et tellement rongés par la rage qu’ils n’écoutent pas vos salades !

Que sommes-nous quand on y pense…Sinon juste de pauvres diables ?
En attendant la récompense, on se contentera de leurs fables.
Ils décrètent un Etat d’Urgence mais à qui donc est-ce profitable ?
On sait bien que dans la balance, on pèse un téléphone portable.

Heureusement que certains rêvent et cherchent leur étoile.
Car au lieu de se laisser faire, ils déploient la grand-voile.
Heureusement que certains crèvent d’envie de sortir de leur cage
Pour aller prendre un p’tit peu l’air par-delà les nuages.

Autour de moi, des gens qui fument un peu comme des pyromanes.
Et quand leurs mégots se consument, ce sont les angoisses qui se fanent.
Autour de moi, des gens qui souffrent sur un lit d’hôpital.
Quant au bon résultat des courses, il n’est jamais très jovial.
Autour de moi, les gens loufoques, on sait plus trop qui ils sont…
Si la lucidité vous choque, opter donc pour la déraison.
Nous sommes de plus en plus moroses et l’on ne va même plus voter
Les gens ne croient plus en grand-chose, comme dans une télé réalité.

Que sommes-nous quand on y pense…Sinon juste de pauvres diables ?
En attendant la récompense, on se contentera de leurs fables.
Ils décrètent un Etat d’Urgence mais à qui donc est-ce profitable ?
On sait bien que dans la balance, on pèse un téléphone portable.

Autour de nous, des gosses qui ne demandent qu’à y croire.
Même les petites roues des carrosses méritent un peu d’espoir.
Autour de nous, des hommes et des femmes qui espèrent
Que la révolte de nos âmes ne soit jamais éphémère.

Erwan LE TROQUERrépondre
16 octobre 2020 à 23 h 39 min

Mouettes (en écoute gratuite sur le site https://newazah.wixsite.com/newazah/les-textes)

Les cris se mélangent et l’ennui nous ronge…

Des idées qui vous dérangent.

Le ciel est immense, vaste d’élégance

et nos vies qui se balancent.

Etouffez l’absence d’une pertinence

et nos vies n’ont plus de sens.

Mais j’entends qu’elles m’appellent,

me tournent autour et s’envolent à tire d’ailes.

Et j’attends qu’elles ramènent

mes sens à la vie bleu ciel.

Mais quel est ce monde accablant

qui nous prend de court et nous vend

toutes sortes de faux semblants ?

Mais quel est ce monde insolent

qui nous fait la cour et nous prend

ce que nous avons de plus innocent?

Quel est ce manège qui nous en dit long

sur les sortilèges que nous effilons?

Les cris se mélangent et la vie dérange

nos élans de négligence.

Tomber dans l’errance au milieu des gens,

refuser l’avance et le temps.

Prisons de poussières d’izées* éphémères.

Ecouter la mer et le vent.

Mais j’entends…

*idées volatiles comme les alizées

Erwan LE TROQUERrépondre
16 octobre 2020 à 23 h 36 min

Enfance (en écoute gratuite sur le site Newazah Bandes d’Esclaves)

Des lits de laine aux reflets bleus, du sable terne au creux des yeux

Dans les allées grisées de pluie.
Des chemins d’or ou de poussière dans le soleil glacé d’hiver
Et l’encre humide au bord du nid.
Des paysages imaginés, respirés dans l’herbe mouillée.
Voler du vent dans les collines.
Des délices happés pour de vrai, sourire en berne acidulé
Souffler sur les ondes salines.

Just playing outside…like a little child

Vie de silence au bout des lèvres, aspirer le vide des rêves
Et filer le sel de la nuit.
Les fougères ont caché nos têtes et le ciel a remis sa veste
De platine endolorie.
Les oliviers prennent racine, un souvenir que l’on rumine
Et le manège s’est endormi.
Des horizons floutés de signes et l’avenir au bout du fil
Au creux des âmes ennemies.

Just playing outside… like a little child

Pistes de feu tourbillonnantes et ruisseaux d’anis ou de menthe
En soufflant jusqu’à l’Italie.
Sourire aux quatre coins du cœur, un cerisier dans le moteur
Et voir le monde en italique.
Des perles de verres sur la grille, sortir indemne de sa coquille
Et marquer son nom sur la brique.
Des cercles verts et volatiles aux portes des « ainsi soit-il »
S’ouvrir aux sons des mosaïques.

Just playing outside… like a little child

Stéphanerépondre
15 octobre 2020 à 22 h 54 min

Parade

Il est un silence ,
Égaré dans l’automne.

Il est des étoiles,
Perdues à l’aurore.

Il est ce poème
Dans les méandres
De l’instant.

Il est vous et moi
Dans les vents contraires,
Nous cherchons
La paix ou l’amour ou un sourire.

Bene et Lulurépondre
15 octobre 2020 à 21 h 40 min

A mon Loup

A toi le plus grand des predateurs
Tu as su me devorer le coeur

De tes yeux fixes et percants
Rejaillit ton degout des hommes.
Leur trahison, ta reputation.

Tu les as aimes pourtant autrefois.
Ils t’ont detruit en retour.

Quand on te blesse ou te meprise
C’est mon coeur en silence qui saigne.

Si rare, si sauvage, si sensible, le mystere est ton aura.
Tu as vite compris que l’humanite n’a rien d’humaine.

Preserve-toi mon Loup
Protege toi mon Loup

Tu es le temoin implacable de ce que l’homme a de pire en lui.
Des malins auront su inverser les roles.
T’ont-ils croise? Jamais.

Ton regard n’est pas dupe mais bien lucide.
Tu transperces l’âme des hommes.

Un jour de septembre, au hasard, je t’ai croise.
Instant figé, suspendu, plus un souffle.
Tout etait retenu.

Tu m’as fixee. Je t’ai fixé.
J’ai alors fermé les yeux et esquissé un sourire.
Un geste de pardon que je voulais a ton egard et a tes aieux.
Tu t’es rapproché, museau penché.

A quoi pensais-tu mon Loup?
A un piege, a un repas bienvenu (sic) ?

Puis tu as hurlé, hurlé, hurlé.
Tout resonnait contre les falaises.
Ce cri m’a statufiee et glacee le sang.
Aucun choeur ni aucun chant ne pourront remplacer ces notes entendues.

J’etais la, offerte, a ta vengeance, a ta rancoeur.
Possible victime de tous tes malheurs.
Tu n’as rien fait pourtant.

Qu’as-tu crié? Qu’as-tu hurlé? Qu’as-tu pensé?
Je ne le saurai jamais.

J’ose croire que tu nous as un peu pardonnés.
J’ose espérer que tu ne m’as pas oubliee.

Kathy Rondetrépondre
15 octobre 2020 à 10 h 22 min

Je vous dis que ces enfants sont en danger!
Services Sociaux que faites-vous?
Bordel de bordel de bordel!
Je ferai trembler la Terre entière s’il le faut!

Stéphanerépondre
14 octobre 2020 à 22 h 22 min

Apolline et la colombe

Des fois…
Il était des fois…
Un, deux… ensemble on compte des fois…
Et on compte, on compte d’autres fois…

Cent fois tu m’as emmené sur le pont,
Je me souviens de la petite rivière,
Cent fois je me suis endormi dans cette maison,
Dans un lit toujours bien couvert.

Et toi qui me racontes cette histoire,
La même mais toujours une autre à chaque fois,
Histoire sortie d’un vieux grimoire,
Histoire que l’on murmure avec une petite voix.

Pour toi Maman je reste un enfant,
Je n’ai plus huit ans, pour moi tu as encore vingt ans,
La neige n’efface pas tes pas
Comme dans les contes d’autrefois,
Ceux d’Andersen, de Perrault
Dont les enfants n’oublient jamais les mots.

Des fois…
Il était des fois…
Un, deux… ensemble on compte des fois…
Et on compte, on compte d’autres fois…

La princesse tient dans sa main la colombe.
La colombe dans nos cœurs préserve le feu.
Et à la fin, à la fin le prince succombe
Pour ses beaux yeux, de si beaux yeux.

Maintenant que je tourne les pages,
C’était toi la princesse aux beaux yeux.
Je deviens un nuage, un nuage…
Des fois… il était des fois… un, deux…

Stéphanerépondre
13 octobre 2020 à 22 h 21 min

Akhenaton

Mâkhétaton s’éloigne
Du matin à peine levé.
Partout où je vais
Le temps du chagrin
Reste infini.

Sur les lignes de faille,
J’avance
Ou je recule sans toi.

Je ne demanderai plus rien.

Sur la rivière de lune
Les flaques de couleurs
Se troublent.

Au royaume
Du sable et du vent,
Je n’existe plus.

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